Inauguration laboratoire de boulangerie

Photo Xavier GORAU

 

L'Est Républicain, Jeudi 08 Mars 2018 / Belfort-ville / Belfort

Belfort Apprentissage : Un nouveau pétrin pour les boulangers.

Les 70 apprentis en boulangerie du CFA municipal Jackie-Drouet disposent depuis octobre d'un nouveau laboratoire entièrement rénové et d'un renouvellement total du matériel. Le nouveau laboratoire de boulangerie du CFA municipal accueille 70 apprentis dont quatre filles. Engagée en juillet 2017, la refonte totale du laboratoire de boulangerie du centre de formation des apprentis (CFA) Jackie-Drouet aura nécessité 400 000 euros d'investissement. 

 

Des travaux financés à parts égales entre la Ville de Belfort et le conseil régional.

« J'ai participé à la rénovation et à la réorganisation des 160 m² de l'espace, en collaboration avec la direction du CFA qui m'a écouté et les services de la Ville », explique Sylvain Weppe, professeur de boulangerie au CFA municipal depuis 1999.
 
« Les locaux du labo de boulangerie n'ont pas été rénovés depuis 38 ans », confirme Christophe Brun, directeur des lieux. « Certaines de nos machines avaient 19 ans ! Désormais, nous avons un labo bien conçu pour un travail pédagogique mieux adapté.
 
Chaque apprenti dispose d'un pétrin individuel ; nous avons des tours réfrigérées sur roulettes, plus faciles pour l'entretien. Nous avons maintenant un coin viennoiseries fermé et réfrigéré et deux fours », énumère le professeur. Du côté des apprentis, Sacha, Bastien ou Léo, tous âgés de 17 ans et en CAP 2e année, ce nouveau labo est un bel outil. Même s'ils concèdent qu'ils ne travaillent pas forcément avec du matériel dernier cri dans les entreprises qui les accueillent.
 
Un métier d'avenir :

Mais les trois garçons sont unanimes et surtout passionnés : « Pour faire ce métier, il faut aimer le pain et se lever tôt. » « Il y a encore de l'avenir en boulangerie mais il faut se démarquer.
 
Ce n'est pas dur de trouver des stages, c'est une question de volonté », renchérit Sylvain Weppe. Les trois apprentis avouent que la formule de l'apprentissage leur convient. « On n'est pas vraiment déscolarisé et en plus on côtoie le monde du travail et on a un peu d'argent. Par contre, il faudrait revoir la législation sur les heures de travail des apprentis en boulangerie.
 
Actuellement, nous commençons à 6 h jusqu'à 16 ans et à partir de 16 ans et sur dérogation, on peut embaucher à 4 h. C'est trop tard. On ne voit pas la cuisson qui se fait plus tôt. Et la cuisson en boulangerie, c'est très important », regrette Léo.


Christelle LEGAND